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Histoire de la ville

Eysines a longtemps prospéré grâce à sa vocation agricole, et surtout maraîchère. Ces activités sont représentées sur le blason de la ville par un pied de vigne et des fleurs de pommes de terre. Y figurent aussi la Jalle, source de fertilité, et les « trois croissants » qui symbolisent Bordeaux, la ville tutélaire.

Les quartiers d’Eysines se situent près des sources, au croisement des principaux chemins. Le plus important est « la levada » qui signifie « levée de terre » et ancienne voie romaine.
C’est sur ces chemins que se développent les principaux villages : le Bourg, Lescombes, Le vigean, La Forêt, et Le Haillan.

En 1807, un décret impérial érige Le Haillan, quartier d’Eysines en commune. Cette décision marque la fin d’un long conflit. Eysines perd 40% de sa surface et 25% de sa population.

La Vigne

Après l’endiguement de la Jalle et de ses affluents, lié à la construction des moulins à eau, le drainage du marais a permis l’essor des cultures vivrières et maraîchères. La vigne s’est développée au détriment de la forêt.
En 1785, la vigne règne en maître sur la carte eysinaise. Elle ne laisse que peu de place aux labours et aux jardins. Deux producteurs importants produisent des vins rouges corsés à partir des meilleurs cépages médocains. Il s’agit du château Lescombes et du Bois-Grammont. Mais au 20ème s, le vignoble décline faisant face à l’effondrement des prix et à la concurrence des vins du Languedoc.

L’activité Maraîchère

La production de légumes se développe depuis le Moyen-Age pour approvisionner le marché de Bordeaux.
A l’époque de la Révolution, de nouvelles cultures apparaissent et la pomme de terre connaît des progrès considérables. Ces progrès s’expliquent par la disette de 1793-1795 qui obligea les pauvres à consommer des « patates », faute de pain, et de préférer être rémunérés avec des pommes de terre. L’habitude de consommation était ainsi acquise.

Au 19ème s, l’essor de l’activité maraîchère est provoqué par l’augmentation des besoins de Bordeaux, par l’extension de la zone drainée du marais et par les crises viticoles.
La superficie des jardins passe de 137 hectares en 1894 à 208 en 1911. Le jardinage s’impose comme activité principale à Eysines. A l’entre-deux-guerres, la majeure partie de la population vit de la terre : les agriculteurs, les vanniers, les forgerons qui fabriquent les outils pour les maraîchers, les maréchaux-ferrants, les tonneliers…
La production évolue. Aux côtés de la pomme de terre qui devient la principale culture, arrivent les haricots verts, les petits pois primeurs, les asperges et les artichauts.

Aujourd’hui

Eysines est ainsi devenue un village prospère avant de se trouver inclus dans le tissu urbain de l’agglomération bordelaise.
Monde vivant, tourné vers la vie maraîchère, qui commence à s’ouvrir sur le monde contemporain, telle apparaît Eysines entre les deux guerres. Et cette image de village prévaut à Eysines jusqu’aux années 1970.

Depuis, le nombre d’habitants a beaucoup augmenté et la physionomie de la commune a évolué. Des logements se sont construits et les terres en friche ont disparu.
Eysines s’est équipée en locaux sociaux, administratifs, culturels, sportifs et de loisirs. Des entreprises se sont installées.

Cependant, de ses origines villageoises, Eysines a su conserver le respect de la nature, la volonté d’harmoniser urbanisation et environnement.
Incitée à aller de l’avant par la structure de sa population, Eysines est une ville active où les habitants aiment à rester et à y pratiquer des activités.

Pour en savoir plus :
Vous pouvez vous procurer « Eysines mon Village » auprès du service communication.

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