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Service du Patrimoine
Direction Culture – Sport – Communication
Hôtel de ville
33 327 EYSINES Cedex
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patrimoine@ville-eysines.fr
Histoire de la ville
Eysines a longtemps prospéré grâce à sa vocation agricole, et surtout
maraîchère. Ces activités sont représentées sur le blason de la ville par un
pied de vigne et des fleurs de pommes de terre. Y figurent aussi la Jalle,
source de fertilité, et les « trois croissants » qui symbolisent Bordeaux, la
ville tutélaire.
Les quartiers d’Eysines se situent près des sources, au croisement des
principaux chemins. Le plus important est « la levada » qui signifie « levée
de terre » et ancienne voie romaine.
C’est sur ces chemins que se développent les principaux villages : le
Bourg, Lescombes, Le vigean, La Forêt, et Le Haillan.
En 1807, un décret impérial érige Le Haillan, quartier d’Eysines en commune.
Cette décision marque la fin d’un long conflit. Eysines perd 40% de sa surface
et 25% de sa population.
La Vigne
Après l’endiguement de la Jalle et de ses affluents, lié à la construction des
moulins à eau, le drainage du marais a permis l’essor des cultures vivrières
et maraîchères. La vigne s’est développée au détriment de la forêt.
En 1785, la vigne règne en maître sur la carte eysinaise. Elle ne laisse
que peu de place aux labours et aux jardins. Deux producteurs importants
produisent des vins rouges corsés à partir des meilleurs cépages médocains. Il
s’agit du château Lescombes et du Bois-Grammont. Mais au 20ème s, le vignoble
décline faisant face à l’effondrement des prix et à la concurrence des vins du
Languedoc.
L’activité Maraîchère
La production de légumes se développe depuis le Moyen-Age pour approvisionner
le marché de Bordeaux.
A l’époque de la Révolution, de nouvelles cultures apparaissent et la
pomme de terre connaît des progrès considérables. Ces progrès s’expliquent par
la disette de 1793-1795 qui obligea les pauvres à consommer des « patates »,
faute de pain, et de préférer être rémunérés avec des pommes de terre.
L’habitude de consommation était ainsi acquise.
Au 19ème s, l’essor de l’activité maraîchère est provoqué par l’augmentation
des besoins de Bordeaux, par l’extension de la zone drainée du marais et par
les crises viticoles.
La superficie des jardins passe de 137 hectares en 1894 à 208 en 1911.
Le jardinage s’impose comme activité principale à Eysines. A
l’entre-deux-guerres, la majeure partie de la population vit de la terre : les
agriculteurs, les vanniers, les forgerons qui fabriquent les outils pour les
maraîchers, les maréchaux-ferrants, les tonneliers…
La production évolue. Aux côtés de la pomme de terre qui devient la
principale culture, arrivent les haricots verts, les petits pois primeurs, les
asperges et les artichauts.
Aujourd’hui
Eysines est ainsi devenue un village prospère avant de se trouver inclus dans
le tissu urbain de l’agglomération bordelaise.
Monde vivant, tourné vers la vie maraîchère, qui commence à s’ouvrir sur
le monde contemporain, telle apparaît Eysines entre les deux guerres. Et cette
image de village prévaut à Eysines jusqu’aux années 1970.
Depuis, le nombre d’habitants a beaucoup augmenté et la physionomie de la
commune a évolué. Des logements se sont construits et les terres en friche ont
disparu.
Eysines s’est équipée en locaux sociaux, administratifs, culturels,
sportifs et de loisirs. Des entreprises se sont installées.
Cependant, de ses origines villageoises, Eysines a su conserver le respect de
la nature, la volonté d’harmoniser urbanisation et environnement.
Incitée à aller de l’avant par la structure de sa population, Eysines
est une ville active où les habitants aiment à rester et à y pratiquer des
activités.
Pour en savoir plus :
Vous pouvez vous procurer « Eysines mon Village » auprès du service
communication.
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